La désertification médicale en Sambre-Avesnois
novembre 13th, 2011 by cftcchsaplusieurs causes pour une même conséquence
L’exercice de la médecine en milieu hospitalier plairait plus que la pratique libérale, aujourd’hui.
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En Sambre-Avesnois comme ailleurs, ce qu’on a coutume de nommer la désertification médicale menace dès aujourd’hui. Pour en savoir un peu plus, nous sommes allés voir des médecins spécialisés - la question des généralistes étant plus souvent traitée -, afin de cerner au plus près la problématique sambrienne.
La pénurie des médecins, généralistes ou spécialisés, est l’un des problèmes majeurs de notre société. Dans le sud du département du Nord, la question se pose, comme ailleurs. Parfois même plus. Particularité de ce dossier : tous les médecins ont préféré témoigner anonymement, pour des raisons qui leur sont propres. Toutefois, tous sont unanimes sur plusieurs points : la pénurie guette l’exercice de la médecine libérale. En cause, plusieurs raisons. À commencer par l’instauration du numerus clausus, en 1971, qui vise à réglementer - et limiter - l’accessibilité à la profession pour les étudiants en médecine.
La médecine libérale n’a pas la côte…………………………………………………………………………
Pour expliquer ce désaveu pour la médecine libérale, mais aussi pour certaines spécialisations, comme l’obstétrique, certains évoquent la féminisation de la profession. Et les fameuses journées doubles des femmes, qui rendent difficiles les horaires à rallonge et les gardes de nuit. Que ce soit en milieu public ou dans le privé : au centre hospitalier de Maubeuge, témoigne un obstétricien, « on est de garde un jour sur quatre ». Pour André DESEUR, en revanche, l’argumentation de la féminisation est un leurre. « Totalement faux ».
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