Henri Mennecier, nouveau directeur de l’EPSM, un homme de projets
janvier 14th, 2012 by cftcchsa 
Henri Mennecier présentera ses voeux au personnel de l’établissement public de santé mentale le 27 janvier.
L’établissement public de santé mentale (EPSM) Val de Lys Artois, à Saint-Venant, démarre l’année avec un nouveau directeur. Henri Mennecier remplace Gabriel Lopez, parti à la retraite. Il vient du centre hospitalier Sambre Avesnois dont il fut huit ans le directeur.
« J’ai choisi cet établissement, ce n’est pas un choix par défaut, insiste Henri Mennecier à qui quatre autres établissements de santé ouvraient leurs portes et à qui une proposition avait été faite dans le Sud. Le critère géographique n’a pas été décisif. Ce qui a été très important dans le choix de cet homme de 58 ans, c’est la volonté de se développer de cet établissement. « J’aime participer à la conduite de projets et à leur suivi, souligne celui qui se décrit comme un « guide. Un directeur d’hôpital est aussi un homme de projets. » Les projets à Saint-Venant ? Une unité de soins intensifs psychiatriques une réflexion autour de la future implantation de la prison regroupant celles de Dunkerque et Béthune, qui aura des prolongements dans la prise en charge des détenus l’addictologie, la délinquance sexuelle… « La région compte très peu de centres spécialisés en santé mentale, commente-t-il. Dans le Nord, il y a Lomme et Armentières/Bailleul et dans le Pas-de-Calais, l’établissement de référence, c’est l’EPSM, présent sur deux territoires de santé : l’Artois et le littoral. Je voulais aller dans un établissement dont le positionnement est très clair par rapport à l’autorité sanitaire.»
S’il a toujours exercé dans le Nord, depuis 1964, Henri Mennecier se targue d’une double carrière. Il a été secrétaire général de l’Université du Hainaut-Cambrésis, qui regroupe Valenciennes, Maubeuge et Cambrai avant de démarrer une carrière dans les hôpitaux en 1997, à Cambrai, Valenciennes, en tant qu’adjoint puis Maubeuge. « J’avais fait le tour des préoccupations de l’Éducation nationale. » À la tête de l’EPSM, Henri Mennecier chapeaute également l’ITEP (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique) et l’école de formation d’infirmières. « C’est une source de richesses et un atout pour l’établissement qui ne connaît pas de problème de démographie paramédical. » Dans sa précédente fonction, à Maubeuge, il a connu ce souci. « À cause de la richesse d’offres public/privé autour et de la frontière belge.»
Homme de projets, il pense déjà à élargir l’école de formation aux aides-soignantes. Et se réjouit que 2/3 des médecins soient installés dans le secteur. « Ce ne sont pas des médecins TGV. Ils sont impliqués. On ne développe aucun projet sans porteur de projet. » Il rappelle que quatre médecins ont été recrutés en novembre 2011 et annonce que des contacts sont déjà pris pour un autre recrutement médical en novembre 2012. « La proximité avec Lille, le plateau technique offert et un établissement qui offre des projets sont autant d’atouts. » S’il vient d’arriver et présentera ses voeux au personnel le 27 janvier, Henri Mennecier a eu vent de revendications syndicales. « J’arrive, je suis neuf. J’ai vu quelques tracts sur des problèmes nationaux. Le droit syndical fait partie du paysage, je suis très attaché à l’honnêteté intellectuelle. Je souhaite que les choses se passent dans le respect des personnes. Il peut y avoir des divergences mais il y a des moyens de le dire. »
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