Extraits :
C’est avec un très grand plaisir que je suis parmi vous aujourd’hui pour installer le conseil supérieur de la fonction publique dans sa nouvelle configuration. C’est aussi ma première prise de contact avec vous.
Je crois que “Le dialogue n’est pas un problème, c’est une partie de la solution”.
Le début de ce processus s’incarne dans l’organisation de la conférence sociale des 9 et 10 juillet prochain qui sera un temps fort de démarrage de ces travaux.
J’ai, par ailleurs, souhaité vous rencontrer en bilatéral et les rendez vous sont d’ores et déjà fixés.
Cet agenda social doit pouvoir être décliné à l’échelle de chacun des établissements de santé dans un projet social ambitieux.
Les objectifs fixés doivent être à la hauteur des enjeux et des attentes :
1. Pour faire face aux nouveaux besoins et aux défis du renouvellement générationnel, un travail doit être lancé sur les métiers et les qualifications afin d’ouvrir de nouvelles perspectives. Le processus dit « LMD » s’inscrit pleinement dans cette approche visant à faire évoluer les compétences.
2. La promotion interne doit devenir un levier d’attractivité et de mobilisation pour l’ensemble des acteurs du système de santé
3. Une impulsion forte doit pouvoir être donnée à la thématique des conditions de travail et plus spécifiquement à la notion de qualité de vie au travail qui est une condition de la qualité des soins
4. Un projet managérial clair doit permettre à chaque acteur de se positionner dans le cadre de responsabilités partagées, de transparence sur les engagements et les objectifs
Le dialogue social se pratique majoritairement au niveau des établissements.
Dans certains cas de figure, comme lors de restructurations importantes où plusieurs établissements sont concernés, la concertation doit s’instaurer au niveau régional. Je souhaite que ce souci de la concertation soit porté au niveau le plus élevé des ARS.
Je souhaite qu’un pacte de confiance soit établi avec et entre les personnels du monde hospitalier.
Toutes les filières de la communauté hospitalières ont été touchées par le sentiment qu’une partie des valeurs du service public hospitalier avaient été atteintes dans leur fondement. C’est ces valeurs communes que je souhaite restaurer.
L’hôpital est une entité vivante qui agit, réagit et donc est constamment sous tension. Mais il est aussi marqué par des valeurs de solidarité et de justice. La base du travail hospitalier c’est la confiance.
Le pacte de confiance n’est pas une énième réforme de l’hôpital. C’est une méthode de travail qui permet aux acteurs d’avoir une exigence réciproque et des outils qui les engagent et les aident.
Le pacte de confiance avec les professionnels hospitaliers consiste à apporter un soutien plein et entier aux trois objectifs que sont :
- La reconnaissance du service public hospitalier qui passe par la reconnaissance des missions de service public et un mode de financement juste et promoteur de qualité
- La contribution de l’hôpital a sa juste place au sein du territoire pour l’améliorer l’accès aux soins car on ne peut pas demander à l’hôpital de tout prendre en charge
- L’engagement pour préserver l’emploi sur l’ensemble du secteur hospitalier et médico-social, offrir des perspectives nouvelles en termes d’évolution professionnelle, de parcours de carrière et de promotion interne ; attirer les plus jeunes vers le secteur de la santé où les perspectives en termes d’emploi sont importantes
Cet engagement concernant les ressources humaines et qui sera décliné lors de la conférence sociale, concerne directement chacune et chacun des agents qui travaille à l’hôpital.
Pour préserver l’emploi sur l’ensemble du secteur hospitalier et médico-social, je souhaite développer une politique active de sécurisation des parcours professionnels.