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Les syndicats alertent sur “l’effondrement professionnel” dans la fonction publique hospitalière

octobre 26th, 2016 by cftcchsa

L’hôpital est malade et les agents en grande souffrance, si bien que c’est un véritable “ras-le-bol de venir y travailler” qui s’exprime dans les établissements de santé et médico-sociaux. Tel est le constat dressé à l’unisson par les syndicats le 20 octobre devant les députés de la mission d’information sur le burn out. Extraits de leur colère.

Le 20 octobre, les quatre tables rondes sur l’hôpital organisées par la mission d’information de l’Assemblée nationale sur le syndrome d’épuisement professionnel ont pris une résonance toute particulière, alors que s’annonce le 8 novembre une journée de mobilisation dans la fonction publique hospitalière contre la détérioration des conditions de travail. En un peu plus de cinq heures de débats, que ce soit dans la bouche des grandes centrales syndicales de la santé ou dans celle des organisations représentatives des infirmiers et des praticiens hospitaliers, c’est un véritable cri d’alarme qui ressort de tous leurs propos. Les directeurs étaient pour leur part invités à défendre leur action.

Un dysfonctionnement délibérément organisé

Les maux, déjà maintes fois dénoncés, sont parfaitement connus : intensification de la charge de travail, suppression des effectifs, diminution des marges de manœuvre, extrême rigidité des protocoles, éclatement des collectifs de travail, glissements de tâches, rappels sur les repos incessants, multiplication des horaires atypiques dont ceux en 12 heures… Plus qu’un épuisement c’est un “effondrement professionnel” qui remonte aujourd’hui aux oreilles des représentants syndicaux, dénonce ainsi la CGT. Celle-ci pointe dans certains CHU un “dysfonctionnement délibérément organisé” des équipes soignantes. Par exemple, des services de chirurgie fonctionnant sur un ratio d’un binôme infirmier/aide-soignant pour quinze patients, cite le syndicat : “un niveau de charge impossible mais qui fonctionne car les agents consomment leur propre intégrité physique et psychique“. Autre illustration, rapporté par Sud cette fois : un infirmier tout juste diplômé qui cumule déjà au bout d’un an et demi six mois de jours de repos sur son compte épargne temps… Pour la CGT, le “travail dissimulé” serait désormais devenu monnaie courante, illustré par des heures supplémentaires non marquées par les agents eux-mêmes.

Nous ne sommes pas des machines à soigner !

Chez les infirmiers, tous aussi s’accordent à reconnaître que “la coupe commence à être pleine“, pour reprendre les propos tenus par l’Ordre national des infirmiers (Oni). “Nous ne sommes pas des machines à soigner !” s’emporte la Coordination nationale infirmière (CNI), évoquant une profession abandonnée pour ne pas dire méprisée et qui a le sentiment d’”être un pion sur un échiquier“. exemple : les mobilités et polyvalences “imposées” qui, dixit l’Oni, “angoissent terriblement“, d’autant que ces restructurations ne sont que trop rarement accompagnées. Pour le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI), l’explication de ce profond malaise tient avant tout à des directions “rétrogrades“, qui “nous poussent à la faute” en allant dans certains services limiter à douze minutes le temps de transmission pour trente patients : “Les erreurs de soins ne peuvent pas être rattrapées !

La réalité du travail est niée par les employeurs

Les salariés n’ont pas été préparés à cette quête financière et ne retrouvent pas le sens de leur engagement“, commente de son côté l’Unsa, face à “une culture du chiffre qui ignore le soin et le prendre soin“, pour reprendre Sud. Les facteurs de risque sont devenus “chroniques“, ajoute la CFDT, avec une précarisation des effectifs qui frôle parfois les 25 à 45% et des non-titulaires maintenus trois à six ans sur des postes pérennes. “L’hôpital est malade et les agents en grande souffrance“, résume FO. Pour autant, cette réalité du travail est “niée par les employeurs, s’agace la CFDT, qui décident de modifier les horaires et organisations sans aucun dialogue. […]. On ne va pas pouvoir continuer longtemps à supporter qu’on nous explique qu’à cause des problèmes économiques, on ne peut plus rien respecter à l’hôpital !” Même critique acerbe à l’Unsa : “Les cadres ne managent plus, renseignent des indicateurs et utilisent les maigres ressources qui leur sont laissées pour garantir une présence minimale de sécurité.” Et les discours électoraux dans l’optique de la présidentielle de 2017, en désignant notamment à droite les fonctionnaires “à la vindicte populaire“, renforce un peu plus encore ce sentiment d’isolement dans le corpus social, ajoutent les syndicats

Oui on a du pouvoir pour agir mais pas en autocrate !

Directement mis en cause, les directeurs ont plaidé leur cause par la voix de l’Association des directeurs d’hôpital (ADH). Tout en reconnaissant qu’il existait bien des “incertitudes” et la “perte d’un élément de stabilité” à la suite d’un flot continu de réformes, l’ADH a défendu l’action des dirigeants hospitaliers, prônant un “management humain et empathique“, une “gouvernance éclairée” dans “une approche collégiale“. “Il y a certainement des variations de tons, des équipes administratives qui ont des comportements perfectibles“, a admis l’ADH, mais sitôt de compléter : “On ne gouverne pas l’hôpital à coup d’oukaze […] oui on a du pouvoir pour agir mais pas en autocrate !

L’incarnation du service public est en train de se déliter

L’un des points les plus lourdement ressentis : les rappels incessants sur les repos. La CGT évoque ainsi l’utilisation du listing du plan blanc, avec indiqué le numéro de portable et l’adresse mail des agents, pour appeler hors astreinte au domicile : soit “une intrusion dans la vie privée majeure” et totalement illégale s’agissant de l’utilisation d’un tel fichier. D’après FO, qui plaide pour un débat de fond sur le ratio de soignants au lit du malade, certains agents vont même jusqu’à souscrire deux lignes téléphoniques pour ne pas être dérangés…. C’est un véritable “ras-le-bol de venir à l’hôpital” qui s’illustre ici, ajoute le syndicat. À l’image de la prédilection des agents pour les horaires en 12 heures afin de passer moins de temps sur leur lieu de travail, “la question de l’incarnation du service public est en train de se déliter, acquiesce la CFDT, les personnels ne voulant “plus y aller ou le moins possible“. Parmi les pistes d’amélioration énoncées par les syndicats et outre l’augmentation des effectifs et des salaires, le respect de la réglementation par les directions reçoit un vif écho. Il en va de même pour l’obligation de discuter chaque année des organisations de travail, l’allocation d’un pouvoir coercitif à l’inspection du travail contre “l”impunité totale” des hôpitaux, voire l’inscription du burn-out au tableau des maladies professionnelles.

Un rappel des volontaires par smartphone au CHU de Saint-Étienne

Le CHU de Saint-Étienne a formalisé une procédure de rappels via une liste de volontaires inscrite dans une application pour smartphone (Whoog). S’il est impossible de faire disparaître l’impératif de continuité, cet outil permet au moins d’effectuer des remplacements urgents ou prévus avec un petit peu de distance, a indiqué lors de son audition le président de la ADH, Frédéric Boiron, par ailleurs directeur général du CHU. Un message est envoyé sur l’application, chacun le reçoit anonymement et fait le choix d’y répondre par oui ou par non. L’outil recevrait un “un écho positif“. Un dispositif similaire est également testé auprès des médecins, sur une spécialité et sur la participation aux équipes territoriales. Le CHU coordonne en effet un groupement hospitalier de territoire comptant une vingtaine d’établissements, dont sept disposent d’une activité de médecine.

Infos Hospimédia : FPH

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