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Le projet de consultation en ville du CH de Maubeuge suscite l’ire des médecins libéraux

février 7th, 2017 by cftcchsa

Le CH Sambre-Avesnois a prévu, en accord avec le conseil municipal, d’ouvrir une consultation sur la commune de Louvroil, proche de Maubeuge. Un dispositif qui a provoqué la colère des médecins de ville qui dénoncent le modèle d’une médecine générale salariée et le manque de conditions favorables pour attirer les jeunes médecins.

Les propos de Marisol Touraine lors de la cérémonie des vœux à la presse le 31 janvier dernier sont pour ainsi dire venus clore l’affaire mais pas pour autant la polémique. Évoquant les points à propos desquels elle peut se montrer “sereine“, la ministre des Affaires sociales et de la Santé a cité les centres de santé et les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) qui se sont installés sur le territoire et qui seront au nombre de 1 200 à la fin de l’année. Elle a également ajouté “les consultations avancées réalisées là où aucun médecin n’existait“, revenant notamment sur l’ouverture sur la commune de Louvroil près de Maubeuge (Nord) d’un centre de consultations de soins non programmés porté par le CH Sambre-Avesnois de Maubeuge. Un dispositif auquel s’est opposée la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), et plus précisément l’un des médecins généralistes (MG) de Maubeuge, président des généralistes-CSMF du Nord, le Dr Pierre-Marie Coquet.

Pas deux modèles de médecine générale

Dans une lettre ouverte, il s’insurge en premier lieu de l’absence de concertation avec les représentants de la médecine de ville. Contacté par Hospimedia, il rappelle que les médecins libéraux ont structuré l’offre de soins en créant une MSP à Maubeuge, une société interprofessionnelle de soins ambulatoires (Sisa) et une maison médicale de garde. Il reconnaît effectivement la problématique de la démographie médicale et ajoute en cela que les médecins libéraux sont devenus des maîtres de stage et accueillent des internes en médecine générale. En validant la création de ces consultations, le conseil municipal de Louvroil est venu gripper les rouages de cette organisation, estime-t-il. “On peut regretter que dans son domaine de compétences le conseil n’ait pas plutôt décidé d’organiser les transports“, indique-t-il dans sa lettre ouverte, précisant que de nombreux patients de la commune de Louvroil et alentours sont pris en charge sur Maubeuge. Pour Pierre-Marie Coquet, le but n’est pas de tirer sur l’action du conseil municipal qui a “le souci de l’accès aux soins de ses administrés“. Mais il n’est pas d’accord avec ce modèle car “il n’y pas deux modèles de médecine générale“, précise-t-il.

Trouver une solution pour la population

De son côté, la mairie de Louvroil a effectivement défendu son projet arguant, par la voix du premier adjoint en charge des travaux, de l’urbanisme et de l’écoquartier, Patrick Viltart, avoir voulu faire face au manque de médecins. En ce mois de février, deux médecins du CH Sambre-Avesnois exerceront donc au sein d’un cabinet pour des consultations de soins non programmés dans un local mis à disposition par la mairie. Une opération en tiroir puisqu’à terme est prévue l’ouverture d’une maison de santé de 400 m2 de plain-pied, avec un hôpital de jour intégré pour la psychiatrie — celui du CH n’étant plus aux normes d’accessibilité — et des logements sociaux sur les étages. D’autres professions de santé devraient à terme rejoindre cette maison de santé, indique Patrick Viltart. La population vieillit et les jeunes médecins ne veulent plus venir ici, explique-t-il. Les deux médecins de Louvroil sont en outre sur le départ, “il fallait trouver une solution pour la population, la ville la plus pauvre de France n’a-t-elle pas le droit aux soins ?” s’est-il interrogé. Le CH de Maubeuge s’est montré intéressé d’emblée par le projet de la municipalité et a fait une proposition et demandé une autorisation à l’ARS Hauts-de-France*, complète l’élu. Ce projet s’inscrit aussi dans un projet plus global de redensification du centre ville, détaille-t-il.

Mobilisation des libéraux

Ce projet a en quelque sorte obtenu l’aval du ministère. Marisol Touraine a ainsi complété ses propos : “J’étais étonnée de voir la réaction d’un syndicat professionnel qui disait que ce sont autant de consultations qui sont enlevées aux médecins libéraux. Mais puisqu’ils ne faisaient pas les consultations en question, on n’enlève rien, on crée des consultations en plus.“ Pour Pierre-Marie Coquet, “la question n’est pas de savoir si l’on prend aux professionnels libéraux. La question est plutôt de savoir ce qu’on leur donne pour pouvoir créer des postes d’assistants et des facteurs économiques favorables pour accueillir les jeunes médecins“, détaille-t-il. Selon lui, les propos de Marisol Touraine valident ce projet, charge donc aux professionnels libéraux de se mobiliser. Une réunion va être organisée pour établir un plan d’actions et une pétition devrait être lancée. Il ajoute que l’ARS Hauts-de-France les a convoqués pour leur présenter le dispositif. Un rendez-vous auquel Pierre-Marie Coquet ne se rendra pas. De son côté, la ministre a ajouté : ”Je dis aux professionnels : allez réaliser ces consultations de spécialistes une demi-journée ou une journée par semaine dans les territoires ruraux ou difficiles. On a aussi besoin de vous.

Publié le 06/02/17 - HOSPIMEDIA




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