compteur CFTC

Compteur pour blog gratuit

Archives CFTC

Calendrier CFTC

février 2017
L Ma Me J V S D
« jan   mar »
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728  

Wikipédia

Activité du site

WooRank of cftcchsa.blogvie.com

CFTC CHSA

Compteur de visiteurs en temps réel

Jouer sur prizee

Jeux Gratuits et Cadeaux !

Votez

Trafic Booster

Météo

météo Maubeuge

ARRAS : le centre hospitalier toujours sous tension

février 28th, 2017 by cftcchsa

Après quinze jours de grève perlée

La rencontre entre le directeur de l’hôpital d’Arras et le personnel des urgences, la semaine dernière, n’a pas éteint, loin s’en faut, la fronde des agents. Ils se disent épuisés et pas écoutés. L’appel à une grève de tous les services (2 600 agents) a été lancé ce lundi.

>>Pourquoi la grève ?

Il y a quinze jours, les infirmiers et aides-soignants des urgences se sont mis en grève après un début d’année qui les a laissés sur les rotules. Fin janvier et début février, le service a connu des pics de fréquentation inédits dans l’histoire de l’établissement (plus de 200 entrées en une seule journée, en raison de la grippe mais aussi du plan blanc déclenché à Lens), qui ont achevé d’écœurer un service au bord de la rupture. «  Épuisement  », «  burn-out  », «  abandon  », «  mépris  », «  manque de respect  », «  agressivité des patients qui attendent des heures  »… Les éléments de langage des soignants rencontrés dressent un tableau noir de la situation au CHA.

>>Pourquoi ça dure ?

La direction a mis sur la table des propositions. Un renfort immédiat mais temporaire, un standard mieux géré, un accueil des urgences repensé d’ici à la fin de l’année, etc. Trop peu pour éteindre la colère. L’un des projets l’a même attisée. Urgences et SMUR ne veulent pas d’une gestion mutualisée de leurs services. Le SMUR, ce sont les urgences mobiles : trois équipes d’infirmiers spécialisés et d’ambulanciers qui se rendent sur les accidents, les lieux de malaises, mais aussi transportent les patients d’un hôpital à l’autre.

« On ne peut pas abandonner un patient au milieu d’une suture ou d’une perfusion pour aller en intervention ! »

Le directeur Pierre Bertrand souhaite que des agents puissent « glisser » d’un service à l’autre, utiliser les temps de pause du SMUR pour affecter des agents aux urgences. Refus catégorique des intéressés. «  On ne peut pas abandonner un patient au milieu d’une suture ou d’une perfusion pour aller en intervention !  », s’alarme un infirmier du SMUR qui préfère garder l’anonymat. «  Les infirmiers des urgences ne sont pas spécialisés comme nous en anesthésie ou en réanimation  », ajoute une de ses collègues qui ne souhaite pas non plus être citée.

>>Quelle suite ?

Le dialogue social est en panne et les organisations syndicales le dénoncent avec vigueur. «  La direction aurait pu nous inviter à discuter de manière constructive, elle ne l’a pas fait  », regrette Denis Gaillet. Qui estime que les ponts sont désormais coupés. L’intersyndicale devait, ce lundi, faire une demande de médiateurs auprès du ministère de la Santé pour «  désamorcer la situation  ».

arras.jpgUn feu a été allumé mais hors de l’enceinte du CHA, près du bastion aux chouettes. PHOTO LA VOIX.

Malaise

Des bourrasques, une pluie glaciale qui se transforme en grêle et un feu de pneus qui se meurt sur le terrain herbeux près de l’entrée du Centre hospitalier d’Arras (CHA)… Scène apocalyptique, ce lundi midi, avec au milieu une soixantaine d’agents et de syndicalistes rassemblés autour du rond-point. «  À l’image du dialogue social pratiqué par la direction  », persifle Denis Gaillet, pour SUD. «  Ils ont envoyé un huissier pour constater qu’on avait allumé un feu ! Voilà où on en est…  », s’étrangle Mickaël Suligère, délégué FO. Les représentants syndicaux exagèrent-ils ? On ne tranchera pas la question. Ils font de l’agitation, communiquent, interpellent, provoquent un peu… Le boulot de syndicaliste. Les soignants, eux, se montrent réticents à nous répondre librement, sous leur identité. Certains craignent des mesures de rétorsions. Il y a bien un malaise à l’hôpital d’Arras. Qui tient pour partie d’une politique nationale (les orientations, les moyens…). Mais aussi de décisions internes. Le directeur, Pierre Bertrand, s’est pour l’instant peu exprimé. Il assure que la grève est suivie par une partie infime des agents. Les salariés et les patients ont maintenant besoin d’explications. Sinon, la situation risque de s’envenimer.




Posted in Actualité, Article presse |



Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 6504 articles | blog Gratuit | Abus?