compteur CFTC

Compteur pour blog gratuit

Archives CFTC

Calendrier CFTC

juillet 2016
L Ma Me J V S D
« juin    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Wikipédia

Activité du site

WooRank of cftcchsa.blogvie.com

CFTC CHSA

Compteur de visiteurs en temps réel

Jouer sur prizee

Jeux Gratuits et Cadeaux !

Votez

Trafic Booster

Météo

météo Maubeuge

L’institut cœur-poumon le plus grand d’Europe

juillet 6th, 2016 by cftcchsa

On l’a déjà écrit dans ces colonnes : le nouvel institut cœur-poumon (ICP) sera le plus grand d’Europe. Commencé en mars 2014, le chantier avance à pas de géant. L’ensemble doit être achevé en 2020. En attendant, le nouveau vaisseau du CHRU a connu en mars dernier une phase importante avec la livraison du bâtiment tertiaire. D’une surface de 18 000 m2 (sur un total de 75 000), il accueille déjà l’ensemble des services techniques, l’entrée des malades couchés, le hall d’accueil et les services administratifs ainsi que l’ensemble du secteur tertiaire médical. En mars 2017, quatre premiers blocs opératoires et l’unité des soins intensifs seront livrés à leur tour.

Posted in Actualité, Article presse | Réagir »

Crise cardiaque : 1 000 personnes touchées tous les ans dans le Nord

juillet 6th, 2016 by cftcchsa

Après une crise cardiaque, un patient sur deux dans la région ignore le risque de récidive. Nombreux sont ceux qui ne suivent pas les recommandations post-infarctus. Chef d’unité de cardiologie interventionnelle, Arnaud Sudre revient sur l’importance du suivi à long terme.

Les dossiers s’étalent sur le bureau du Dr Arnaud Sudre, qui vient d’emménager dans les nouveaux locaux de l’institut cœur-poumon du CHRU. L’homme est aux premières loges pour décrire la problématique actuelle. Elle découle de son expérience mais aussi d’une enquête récente menée dans le Nord - Pas-de-Calais(1).

Ses résultats montrent que 75 % des personnes interrogées n’avaient pas le sentiment de présenter un risque d’infarctus du myocarde avant leur accident. Pire : une sur deux n’a pas conscience du risque récidivant de la maladie. Et c’est ce qui inquiète le monde médical. « Environ 20 % des patients subissent un événement cardiovasculaire dans les trois ans qui suivent le premier infarctus », témoigne le cardiologue lillois. Un sur cinq, aussi, va en mourir… Les causes ?

L’arrêt du tabac, le principal message à diffuser

« C’est bien dans la nature humaine de relâcher son attention, explique Arnaud Sudre. Après le premier accident, l’émotion est présente, on mange des légumes et des fruits, on fait du sport mais les bonnes intentions finissent par disparaître. » Il en va de même pour le tabagisme. Ainsi, selon la même étude, 38 % des personnes ayant fait une crise cardiaque n’ont pas arrêté le tabac. Ils sont même 40 % à penser que la cigarette a peu d’impact sur le risque de récidive.

Or, l’arrêt du tabac est le principal message à diffuser, estiment les cardiologues de la région. « Il n’y pas que la cigarette, c’est la même chose pour l’alcool, le cholestérol ou le diabète », rappelle le praticien.

Suivre son traitement jusqu’au bout

Celui-ci met le doigt sur un autre point noir : le suivi du traitement. « C’est une véritable catastrophe. » Environ 52 % des malades qui arrêtent leur traitement le font six mois après leur accident, soit durant la période la plus critique en terme de récidive. « Or, la prise du traitement est fondamentale, tout comme le suivi cardiologique. Il faut se convaincre que c’est pour toute la vie. »

Si la mortalité provoquée par la crise cardiaque a été divisée par trois en vingt ans (encore 120 000 accidents par an dans l’Hexagone, 1 000 dans le Nord dont 6,5 % mortels contre 5 % nationalement), la médecine et la chirurgie ne peuvent pas tout faire. « Les progrès sont effectifs mais le patient doit faire le job lui aussi. »

Se manifester dès la moindre douleur dans la poitrine

Par exemple, ne pas hésiter à se manifester dès l’apparition d’une douleur dans la poitrine. « C’est assez difficile à croire mais les gens appellent peu le SAMU ! J’insiste : plus la prise en charge est rapide, moins le risque d’aggravation est élevé. »

(1) Enquête réalisée en mai 2016 par Ipsos auprès de 1 450 personnes ayant eu un accident durant les 10 dernières années. 

La Voix du Nord…. 

 Le docteur Arnaud Sudre dans la passerelle qui relie l’ancien hôpital cardiologique et le nouvel institut cœur-poumon : « Le suivi est indispensable pour réduire le taux de récidive. »  Photo Baziz ChibaneVDNPQR  

Le docteur Arnaud Sudre dans la passerelle qui relie l’ancien hôpital cardiologique et le nouvel institut cœur-poumon : « Le suivi est indispensable pour réduire le taux de récidive. » Photo Baziz Chibane

Posted in Actualité, Article presse | Réagir »

Wignehies : la Polyclinique veut mieux soigner l’obésité

juillet 2nd, 2016 by cftcchsa

qui grignote l’espérance de vie

La Polyclinique de la Thiérache de Wignehies a demandé à être labellisée Pôle « obésité, nutrition, mieux-être ». Elle proposera désormais toute la filière de la chirurgie bariatrique dans un territoire comme l’Avesnois où un adulte sur quatre, en surpoids, est touché par cette maladie chronique.

 Les D rs  De Baerdemacker et Debray vont développer la chirurgie bariatrique dans la Sambre-Avesnois. Les D rs De Baerdemacker et Debray vont développer la chirurgie bariatrique dans la Sambre-Avesnois.

Le constat est alarmant. La maladie de l’obésité explose (NDLR : lire ci-dessous) et elle touche les plus fragiles. Qui auraient dû, peut-être, à l’avenir, effectuer des kilomètres pour trouver des solutions. Pas facile. « C’est pourquoi la Polyclinique de la Thiérache de Wignehies a demandé à être labellisée Pôle obésité, nutrition, mieux-être, souligne le responsable du service, le Dr Jean-François Debray, chirurgien viscéral. Pour ce faire, nous proposons et maîtrisons dorénavant toute la filière, avec la chirurgie réparatrice en projet ». Quand est-on obèse ? Quand l’indice de masse corporelle ou IMC – le poids en kg divisé par la taille en m au carré –, qui mesure votre corpulence, est supérieur à 40. « Le but de présenter une filière complète : ne pas être dans la culture du chiffre mais avoir un suivi des patients qu’on aide avant, pendant et après, pour leur faire gagner de l’espérance de vie, ajoute le praticien. Les autorités ont compris qu’une obésité non soignée, c’est, humainement et financièrement, une bombe à retardement ». Ainsi, pour lutter contre cette maladie chronique qui peut en cacher d’autres (diabète, hypertension…), l’établissement privé de santé a mis en place un protocole. « Le patient a affaire à une équipe, observe le Dr Debray, composée de : chirurgien, infirmière, psychologue, diététicienne, kinésithérapeute, nutritionniste, anesthésiste… Qui vont comprendre d’où vient la prise de poids : la génétique, le milieu social, l’histoire personnelle, le comportement compulsif… Et ce à travers différents ateliers, souvent avec d’anciens malades ». Et pour ceux dont la chirurgie bariatrique sera l’issue, il faudra attendre six mois pour la pose des anneaux, sleeve ou bypass (réduction, retrait d’une partie, dérivation avec court-circuit de l’estomac). Et ça fonctionne avec des patients qui seront revus au moins durant trois ans.

La Polyclinique de la Thiérache va aussi collaborer avec la clinique du Parc de Maubeuge et le Dr Yannick de Baerdemacker pour la mise en place d’un tel pôle.

Une épidémie galopante chez nous

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Quelque 6,5 millions de personnes sont considérées comme obèses, en France. Soit 15 % de la population totale adulte, alors qu’elle n’était que de 8,5 % en 1997. Et on en est à 22 % dans le Nord – Pas-de-Calais, considéré, l’an passé, comme la région la plus « lourde » de l’Hexagone. Un adulte sur cinq. Un sur quatre en Sambre-Avesnois (26 % chez les femmes) ! À quoi cela est-il dû ? Comme d’habitude, notamment à la situation socio-économique. « Nous avons certes des malades de toutes les catégories sociales mais il s’avère que celles qui sont les plus touchées sont aussi les plus précaires, explique le Dr Jean-François Debray. L’inactivité entraîne souvent des problèmes de surpoids, ce qui est discriminant pour celui qui en souffre. Tout comme les personnes en difficulté pécuniaire achètent de la nourriture pas cher qui contient parfois des mauvais sucres et graisses, propices à l’obésité. C’est donc un fléau de notre société ».

Cent interventions

La Polyclinique de la Thiérache de Wignehies a pour objectif d’atteindre cent interventions chirurgicales bariatriques par an. Sachant que les malades sont suivis au moins pendant trois ans. « C’est la qualité qui prime, précise son propriétaire, le Dr Régis Poison. La proximité aussi car nous souhaitons d’abord rendre un service à la population. La chirurgie de l’obésité est une solution d’avenir et c’est pourquoi nous avons souhaité proposer la filière complète, tout en maîtrisant la méthode et l’éthique dans le cadre d’un travail d’équipe ».

La Voix du Nord…

Posted in Actualité, Article presse | Réagir »

Condamné à trois ans de prison pour avoir frappé un employé de l’hôpital d’Armentières

juillet 2nd, 2016 by cftcchsa

Mercredi en fin de matinée, un pompier chargé de la sécurité au centre hospitalier d’Armentières demande à deux jeunes de ne pas discuter devant le sas des Urgences. L’un d’eux a riposté par des coups de poing. La victime a perdu connaissance. Les deux Armentiérois étaient jugés pour violence aggravée au tribunal de Lille. L’un a été condamné, l’autre relaxé.

 Hopital d'Armentieres. Photo Archives Christophe Lefebvre - La Voix du Nord Hopital d’Armentieres. Photo Archives Christophe Lefebvre - La Voix du Nord

À l’audience de comparution immédiate, Me Laurent Guilmain rappelle que la victime a été gravement blessé à la tête. Après avoir reçu des coups de poing au ventre et au visage, Philippe A. 59 ans, est tombé « à plat dos ». Il a perdu connaissance, il est toujours hospitalisé. Les cinq jours d’incapacité accordés par la médecine légale seront vraisemblablement prolongés. Dans le box des prévenus, Stéphane Lemoine, 25 ans est le principal mis en cause. Il a reconnu avoir frappé ce pompier chargé de la sécurité. Il sortait d’hospitalisation, a rencontré Ismaela D. 19 ans devant les Urgences et les deux hommes ont commencé à discuter. Cinq témoins parmi le personnel soignant sont formels. Les coups assénés par Stéphane Lemoine ont été immédiats et violents. Le prévenu a une autre version : l’employé de l’hôpital l’aurait giflé et aurait proféré des propos racistes à l’encontre de Ismaela D. sur la couleur noire de sa peau. Il maintient aussi que Philippe A. est tombé à cause d’une marche. « Non la victime n’a pas glissé » assène la procureure Marie-Eve Brunet, éléments de procédure à l’appui. Et de souligner : « Je suis terrifiée qu’il ne veuille pas prendre ses responsabilités ».

Réaction disproportionnée ou violence gratuite

Face aux magistrats, Stéphane Lemoine est nerveux et hausse souvent les sourcils pour montrer son désaccord. La procureure le reprend et rappelle qu’il a seize mentions sur son casier judiciaire dont sept condamnations pour des faits de violences. A Ismaela D. elle reproche son comportement désinvolte quand la victime était inconsciente au sol « dans une flaque de sang de quarante centimètres ». L’avocat de la partie civile s’était indigné avant elle : « Il fait la bise à Stéphane Lemoine puis il s’en va tranquillement ». En défense, Me Aurélia Planque reviendra aussi sur cet épisode mais avec une interprétation différente : « Ismaela D. est parti et a été arrêté plus tard. Mes clients n’ont donc pas pu accorder leurs version ». L’avocate déplore les coups portés à l’employé mais pour Stéphane Lemoine, défend la thèse d’une réaction disproportionnée plutôt que de la violence gratuite. Elle plaidera la relaxe pour Ismaela D. qui assure qu’il n’a pas porté de coups : « s’il avait eu quelque chose à se reprocher, il se serait enfui plutôt que de rentrer chez lui tranquillement ». La procureure Marie-Eve Brunet a considéré que les deux étaient coupables, retenant un rôle majeur pour Stéphane Lemoine. Contre lui, elle a requis dix-huit mois de prison dont six avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans avec mandat de dépôt. Contre Ismaela D. elle a demandé huit mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans. Le tribunal a relaxé Ismaela D. au bénéfice du doute. Stéphane Lemoine a été condamné à trois ans d’emprisonnement.

La Voix du Nord….

Posted in Actualité, Article presse | Réagir »

GHT : une nouvelle carte des hôpitaux

juillet 2nd, 2016 by cftcchsa

L’Agence régionale de santé vient de publier la liste des groupements d’hôpitaux. Fini le chacun chez soi. Cette fois, les hôpitaux sont obligés de se regrouper autour d’un projet médical commun.

 Le centre hospitalier de Montreuil (CHAM, notre photo) se retrouve dans le groupement de la Somme littoral sud (avec le CHU d’Amiens). Photo Archives Patrick James  VDNLe centre hospitalier de Montreuil (CHAM, notre photo) se retrouve dans le groupement de la Somme littoral sud (avec le CHU d’Amiens). Photo Archives Patrick James

Ce qui permettra de mutualiser les moyens et d’être plus complémentaires que concurrents. Une révolution pour certains hôpitaux, pourtant distants depuis des lustres de quelques kilomètres… Un grand changement qui sera perceptible et que certains syndicats du personnel soignant ne voient pas forcément d’un bon œil. Même la Fédération hospitalière de France (FHF), qui regroupe 170hôpitaux et EHPAD en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, était prudente, mi-juin, par la voix de son président, Rémi Pauvros : « Nous ne sommes pas opposés aux restructurations dans les territoires mais elles ne doivent pas s’accompagner d’une diminution de l’offre de soins. »

Briser les frontières

De toute façon, maintenant, les dés sont jetés. Concrètement, dans toute la région des Hauts-de-France, il y a désormais quatorze groupements hospitaliers de territoire qui n’hésitent pas à briser des frontières « ancestrales ». Ainsi, les centres hospitaliers de l’arrondissement de Montreuil (CHAM) et le CH d’Hesdin se retrouvent dans le GHT Somme littoral sud (avec le CHU d’Amiens en tête de pont). C’est le seul cas d’une coopération qui va au-delà des frontières traditionnelles du Nord-Pas-de-Calais.

Pour le reste, on retrouve, au sein des deux départements, des regroupements plus classiques : le GHT Hainaut-Cambrésis (autour du CH de Valenciennes), le GHT littoral Nord (CH Dunkerque…), le GHT littoral sud (CH Boulogne…), le GHT Lille métropole Flandre intérieure (CHRU de Lille…), le GHT de l’Artois (CH Lens), le GHT de l’Artois-Ternois (CH Lens…), le GHT du Douaisis (CH Douai) et un GHT PSYchiatrie 59-62 (EPSM de Saint-André…). Reste maintenant à voir les réactions, notamment des patients qui ne seront plus forcément dirigés vers l’hôpital le plus proche de chez eux.

Enfin, la Fédération de l’hospitalisation privée est, elle aussi, réservée : « La réforme des GHT ne doit pas aboutir à une marginalisation des autres acteurs de soins, que ce soit l’hospitalisation privée, le secteur hospitalier associatif ou la médecine de ville. » Quoi qu’il en soit, désormais, la nouvelle carte hospitalière est connue, et avec elle, une nouvelle approche de l’offre de soins.

La Voix du Nord….

Posted in Actualité, Article presse | Réagir »

La facture des augmentations salariales accordées aux fonctionnaires

juillet 1st, 2016 by cftcchsa

inquiète la Cour des comptes

La Cour des comptes a rendu public ce 29 juin son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’est guère optimiste quant au fait de parvenir à tenir les prévisions de réduction du déficit public présentées en avril dernier (avec un déficit ramené à 3,3% du produit intérieur brut cette année puis à 2,7% en 2017). À compter de 2017 et donc de l’amorce du prochain quinquennat, cette trajectoire de retour à l’équilibre structurel du solde public est, selon elle, “affectée de deux fragilités majeures“ : des hypothèses “trop favorables” de croissance potentielle ; une réduction des déficits qui suppose une baisse “sans précédent” de la dépense en volume.

Ainsi, la masse salariale des administrations, qui représente près du quart des dépenses publiques, augmentera dès 2017 “à un rythme marquant une rupture forte avec les évolutions constatées depuis dix ans“, prévient la cour. En effet, “aucun des trois leviers  stabilité des effectifs, gel du point d’indice et limitation des mesures catégorielles  qui avaient permis de maîtriser l’évolution de la masse salariale publique au cours des dix dernières années ne sera plus à l’œuvre“. Conséquence immédiate : la masse salariale pourrait sur la seule année 2017 progresser à un rythme supérieur à celui enregistré sur l’ensemble de la période 2009-2015, alerte la cour. Sans compter que le protocole sur les parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR) des fonctionnaires, qui commencera à entrer en vigueur l’an prochain, devrait de plus monter en charge les exercices suivants.

L’accroissement des salaires de la fonction publique hospitalière va également peser sur les dépenses hospitalières et contribuer à la hausse des dépenses d’Assurance maladie“, ajoute la Cour des comptes. Ainsi, les revalorisations du point d’indice — correspondant en moyenne annuelle à une augmentation du point de 0,85% — contribueront-elles à accroître les dépenses des hôpitaux pour près de 0,2% en 2017. Quant à la réforme de la grille des salaires, elle augmentera ces mêmes dépenses d’un demi-point l’an prochain. Le tout dans le cadre d’un objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) restreint à +1,75% en 2017 (comme en 2016). “Les risques qui affectent les dépenses de santé sont donc réels, met en garde la cour, a fortiori dans un contexte de négociation de la nouvelle convention médicale.

Plus globalement, “les risques qui pèsent sur la réalisation de la trajectoire de dépenses et de solde du programme de stabilité sont donc très importants, commente la Cour des comptes, alors même que cette trajectoire ne suffirait pas à restaurer à l’horizon du programme de stabilité la situation des finances publiques.

Publié le 29/06/16 – HOSPIMEDIA

Posted in Actualité, Article presse | Réagir »

Un rapport exhorte les pouvoirs publics à se saisir de l’accès au logement des fonctionnaires

juin 29th, 2016 by cftcchsa

Pour les hospitaliers affectés en Île-de-France ou dans des grandes villes de province, il n’est pas simple de se loger près de son lieu de travail. Pénurie de logement, inflation des loyers… Ce n’est pas sans poser de gros soucis d’attractivité et de fidélisation voire de qualité des soins. Un rapport tente de sensibiliser les pouvoirs publics.

Le 14 juin dernier, la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, s’est vu remettre un rapport afin de faciliter l’accès au logement des agents publics, notamment hospitaliers (à télécharger ci-dessous). Celui-ci a été rédigé par Alain Dorison, ancien inspecteur général des finances. Son travail fait suite à une mission confiée à l’été 2015 pour “proposer des mesures destinées à promouvoir l’investissement dans des logements d’agents publics accessibles en priorité aux catégories C et B de fonctionnaires et aux contractuels sous contrat à durée indéterminée de niveau équivalent“. En effet, ces catégories* éprouvent les plus grandes difficultés pour se loger, d’autant plus dans des zones telles que l’Île-de- où l’accès au marché de l’immobilier s’avère extrêmement tendu.

La voiture et le parking comme logement

Pénurie de logements, inflation galopante sur le coût des loyers et les temps de transports… À ces facteurs immuables à tout habitant des grandes villes vient s’adosser des éléments propres au secteur hospitalier : un personnel très majoritairement féminin, des plages horaires décalées et de nombreuses familles monoparentales avec enfant. Sans compter, pour les agents de catégorie C, des salaires peu élevés qui tendent à stagner au contraire des loyers. Dès lors, certains n’hésitent pas à dormir dans leur voiture sur le parking de leur hôpital ou en périphérie immédiate.

Face à cela et pour éviter des trajets interminables, les aléas du rail et du stationnement dans des hôpitaux aux places de parkings limitées, de plus en plus d’agents réclament — au grand dam des organisations syndicales — des horaires de travail plus amples. En clair : n’effectuer que trois allers-retours par semaine domicile-travail en contrepartie d’horaires en 12 heures au lieu de cinq journées en 7h36

La difficulté de certains agents […] à trouver un logement abordable, adapté à leurs besoins familiaux, à une distance raisonnable de leur travail, conduisant à des trajets domicile-travail de moins de deux heures par jour (aller-retour) est patente, alors même que cette population est solvable“, note ainsi Alain Dorison.

Un besoin durable de keys workers

Et force est de constater, ajoute l’auteur, que “ni les rémunérations principales des agents publics les plus modestes, ni l’indemnité de résidence, initialement créée à cette fin, ne sont en mesure d’accompagner la progression des dépenses de logement des agents les plus modestes dans les zones les plus tendues, alors qu’elles représentent le premier poste de dépenses des ménages“. Par ailleurs, souligne-t-il, la contrainte qui pèse sur la capacité des agents à se loger à des loyers abordables n’est pas prête de s’estomper avec la reconfiguration actuelle de la cartographie hospitalière, qui amène à souvent relocaliser les établissements dans des zones où la problématique du logement est sensible. Il va donc sans dire, pour Alain Dorison, que “les employeurs publics créent un besoin durable de keys workers (infirmières, aides-soignantes, gardiens de la paix, agents de la propreté, enseignants du second degré, etc.) en zones tendues et très tendues“. Et là où le bât blesse, met-il en garde, c’est qu’avec des durées de trajet domicile-travail trop longues et un coût de vie trop cher, le risque est grand de nuire à terme à la qualité des soins, à l’attractivité des établissements et à la fidélisation des personnels hospitaliers.

Réformer une indemnité de résidence “inéquitable

Parmi la vingtaine de propositions énoncées dans son rapport, Alain Dorison conseille notamment de réformer l’indemnité de résidence, à tout le moins d’engager des études en ce sens. Le coût de ce dispositif a atteint 143,4 millions d’euros dans la fonction publique hospitalière. En sachant qu’à l’instar des deux autres versants, ce sont les agents affectés en zone 1 (la plupart des communes d’Île-de-France, certaines des Bouches-du-Rhône, de Loire-Atlantique et du Var, la Haute-Corse et la Corse-du-Sud) qui en reçoivent la part la plus substantielle (en l’occurrence pour eux le montant s’élève à 3% du traitement brut). Mais l’indemnité calculée en pourcentage du traitement de base s’avère “inéquitable“, estime l’auteur. À le lire, “une réflexion sur ce dispositif, dans le sens d’une dégressivité et le cas échéant de son plafonnement, serait souhaitable” car “elle permettrait d’améliorer la solvabilité des agents de catégorie B et C et de certains agents de catégorie A en début de carrière, dont les primes sont faibles, ou inexistantes, sans en augmenter le coût total“. Au passage, il invite le Comité de gestion des œuvres sociales des établissements hospitaliers (CGOS) à préparer une “hiérarchisation” des publics les plus prioritaires, à plafond de ressources identique : par exemple, les agents dont les horaires de travail sont atypiques.

Les pistes avancées

Dans son rapport, Alain Dorison propose des pistes pour faciliter l’accès au logement des agents publics :

�.       améliorer la connaissance des besoins : confier à l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) le suivi du logement des agents et de la durée de leurs trajets domicile-travail ;

�.       améliorer l’efficacité des politiques de réservation : engager une étude relative à l’indemnité de résidence ;

�.       promouvoir un investissement responsable dans le logement : assouplir le cadre réglementaire dans lequel l’Établissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) peut intervenir pour ses investissements immobiliers ; créer un fonds centré sur le logement des agents publics ;

�.       relâcher du foncier : recenser les biens publics pouvant faire l’objet d’opérations de constructions de logements dans le cadre de cessions ou de baux ;

�.       cautions et prêts : évaluer les besoins de caution locative des primo-arrivants en zone tendue pour mettre en place un mécanisme de caution adapté ;

�.       élaborer un système de présentation-réservation robuste : hiérarchiser les publics les plus prioritaires ;

�.       encourager l’épargne salariale des agents publics : envisager d’augmenter la part des contributions obligatoires à la retraite additionnelle de la fonction publique (Rafp).

 

* En revanche, la mission n’a pas englobé dans son travail les logements de fonction, dont les règles d’éligibilité ont été réformées en mai 2012, ni les aides à la mobilité dans l’intérêt du service ni les aides au changement de résidence demandées par l’agent.

 

Liens et documents associés

�.       La rapport d’Alain Dorison sur l’accès au logement des agents publics [PDF]

Posted in Actualité, Article presse | Réagir »

Le Sénat adopte une version remaniée du projet de loi de travail

juin 28th, 2016 by cftcchsa

Myriam El Khomri au Sénat, pendant l’examen de la loi travail, le 13 juin JEAN-CLAUDE COUTAUSSE/FRENCH POLITICS POUR “LE MONDE”

el-khomri.jpg

Le projet de loi travail, que les sénateurs ont adopté, mardi 28 juin, par 185 voix contre 156, n’a plus grand-chose à voir avec la copie qui leur avait été présentée, au départ. Examiné du 13 au 24 juin, le texte a, en effet, été réécrit en profondeur. Pour la majorité sénatoriale, formée par les groupes LR et UDI-UC, il s’agissait d’esquisser la trame d’une vaste réforme du droit du travail en cas d’alternance en 2017. Les débats ont aussi confirmé que le projet de loi, porté par la ministre de l’emploi, Myriam El Khomri, continuait de susciter de vives critiques à gauche – en particulier chez plusieurs élus socialistes.

Parmi les dispositions les plus emblématiques approuvées au palais du Luxembourg, il y a l’abrogation pure et simple des 35 heures. Elle a été votée lors de l’examen de l’article 2 du texte, qui consacre la primauté des accords d’entreprises sur ceux signés par les branches en matière de temps de travail. Une mesure dénoncée par plusieurs syndicats et par une partie de la gauche, car elle serait de nature à encourager le moins-disant social entre les sociétés d’un même secteur. Les sénateurs de droite et du centre, qui étaient favorables à l’article 2, l’ont amendé en supprimant la notion de « durée légale du travail » pour la remplacer par une « durée de référence » qui serait fixée par accord d’entreprise ; en l’absence d’accord, les salariés repasseraient aux 39 heures par semaine.

En matière de temps de travail, toujours, le Sénat a mis fin à l’obligation (assortie de dérogations) pour les chefs d’entreprises de signer des contrats d’au moins 24 heures avec leurs salariés employés à temps partiel.

« Droit à la déconnexion »

Autre changement de taille, qui répond à une attente du monde patronal : le relèvement des « seuils sociaux ». Désormais, les entreprises ne seraient tenues d’organiser l’élection de délégués du personnel que lorsqu’elles comptent au moins 20 salariés, contre 11 à l’heure actuelle. Pour la mise en place d’un comité d’entreprise (CE) et d’un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), l’obligation ne jouerait qu’à partir du moment où l’entreprise emploie plus de 100 personnes (contre 50 aujourd’hui).

Un temps envisagé, puis retiré à la mi-mars sous la pression des syndicats, le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement « sans cause réelle et sérieuse » a été rétabli à l’initiative de la majorité sénatoriale. Selon elle, une telle mesure permet d’atténuer la peur d’embaucher chez de nombreuses PME. Le « droit à la déconnexion », inscrit dans le projet de loi afin que les salariés « coupent » leur smartphone ou leur PC durant leur temps de repos et de congés, a été allégé, notamment en retirant l’obligation d’élaborer une charte de la déconnexion dans les entreprises de plus de 50 personnes. Enfin, la généralisation de la garantie jeunes a également été supprimée.

Le texte, voté par les sénateurs, présente « des différences assez marquées avec notre version, notamment sur le dialogue social », explique-t-on dans l’entourage de Mme El Khomri. « Le Sénat, ajoute-t-on dans l’entourage de la ministre, a arrêté des propositions plus proches de celles du patronat. On peut par ailleurs voir que ce qu’ils ont adopté fait écho aux propositions qu’on lit dans les programmes des primaires des uns et des autres. »

Contestation sociale

Le gouvernement cherche ainsi à tirer partie des débats au Sénat pour montrer que sa version, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, est mieux-disante pour les salariés que celle concoctée par l’opposition. Et il entend bien revenir à cette mouture-là de la réforme. Toutefois, certaines mesures votées au palais du Luxembourg pourraient être conservées, pense Jean-Baptiste Lemoyne, rapporteur du texte au Sénat et sénateur (LR, Yonne). Notamment celle qui autorise les entreprises à instaurer le « principe de neutralité » : votée avec un avis favorable de Mme El Khomri, elle vise à encadrer « la manifestation des convictions des salariés » – en visant tout particulièrement les croyances religieuses.

Aussitôt après son adoption au Sénat, mardi, le texte devait faire l’objet d’une commission mixte paritaire – qui n’a aucune chance d’aboutir à une position commune des deux chambres. Il sera de nouveau examiné par l’Assemblée, d’abord en commission des affaires sociales, jeudi, puis en séance, à partir du 5 juillet. Dans l’intervalle, Manuel Valls reçoit, mercredi et jeudi, les organisations syndicales et patronales afin de faire le point sur le texte. Tout l’enjeu maintenant est de savoir si l’exécutif acceptera de revoir sa copie pour désamorcer la contestation sociale, amadouer les frondeurs et s’épargner un nouveau recours au 49.3 pour faire passer la réforme.

http://www.lemonde.fr….

Posted in Actualité, Article presse | Réagir »

Extension de l’EHPAD de Jeumont: l’autre grand projet santé de Sambre-Avesnois

juin 28th, 2016 by cftcchsa

Dans les cartons depuis quatre ans, le projet d’extension de l’EHPAD du Carré d’or du centre hospitalier de Jeumont passe à la vitesse supérieure. Ce lundi matin, la première pierre a été posée. Près de trois ans de travaux seront nécessaires pour améliorer le confort des résidants.

 En plus de la rénovation du rez-de-chaussée et du premier étage, une extension sera créée. En plus de la rénovation du rez-de-chaussée et du premier étage, une extension sera créée.

1. Casse-tête

Il aura fallu attendre quatre ans ; un changement de direction (laquelle a dû prendre ses marques) ; de légères améliorations du projet initial, la recherche d’emprunts, avant de poser cette première pierre. Un « temps fort », pour la directrice de l’hôpital de Maubeuge, Marie-Pierre Bongiovanni-Vergez, qui acte l’un des deux plus importants projets portés par son établissement, avec la création du nouvel hôpital sambrien. Un casse-tête aussi pour les trois années à venir, puisque ce chantier de rénovation et d’extension de l’EHPAD du Carré d’or se fera en présence des professionnels et des patients. « Il y aura des gênes, mais tout sera fait pour perturber le moins possible. »

2. Chantier d’envergure

Car le projet est d’envergure. D’abord, par la création de cette extension de 2 150m2 perpendiculaire à l’EHPAD construit dans les années 1980, suivie de la réhabilitation d’une partie de l’actuel bâtiment. « C’est une opération tiroirs, détaille Martine Bila, cadre supérieure de santé au centre hospitalier de Jeumont. Une fois l’extension créée, nous pourrons transférer nos résidants dans leurs nouveaux logements. Nous essayerons d’occasionner le moins de changement possible, car cela peut être mal vécu à cet âge. »

3. Adapter aux nouveaux besoins

Cent vingt lits. Pas plus, pas moins. La capacité de l’établissement ne sera pas modifiée malgré ces travaux d’importance. L’objectif étant plutôt d’améliorer la qualité de vie et de soins des patients, et de répondre aux nouvelles normes. Ici, l’extension-rénovation concerne 60 places, soit la moitié de la résidence. « Les chambres seront plus grandes, passeront de 16 à 30-35m2 avec un peu plus de logements simples », détaille Martine Bila. Des salles de bains y seront créées, afin de remplacer celles, communes, existantes. « Il y aura des jardins thérapeutiques, avec des parcours pour développer les sens, une salle d’activité, de bien-être, une salle TV, un espace repas personnalisé pour les familles, deux jardins-terrasses. » L’accent veut être mis sur le développement durable. Surtout, une réorganisation sera effectuée avec la création d’une unité d’hébergement renforcée de 14 lits et d’une unité de vie Alzheimer de 16 lits, plus sécurisées. Des malades déjà accueillis par l’établissement. « Sur 120 résidants, 90 personnes sont atteintes de ce type de troubles », confirme Martine Bila. À des degrés divers, nécessitant une meilleure répartition. « L’accent sera aussi mis sur la circulation des soignants », qui effectuent une dizaine de kilomètres par jour…

Les chambres passeront de 16 à 30 m 2 . 4. Engagements

Une superficie doublée et une meilleure répartition qui a un coût : 4 M €, dont un quart pris en charge par l’Agence régionale de santé ; 2,6 M € empruntés par l’hôpital, le reste étant autofinancé avec, peut-être, une subvention du Département, dont le montant reste à déterminer. « Nous nous engagerons, mais nous ne pouvons pas annoncer une somme tant que celle-ci n’a pas été inscrite au budget, qui sera voté en novembre, rassure Geneviève Mannarino, vice-présidente au Département, en charge de l’autonomie. Cela contribuera à l’amélioration de l’offre de services qui doit correspondre aux soins et attentes du citoyen. »

Hélène Toussaint, directrice territoriale de l’Agence régionale de santé. Un retard rattrapé

Avec 1,1 M € de prise en charge, sur les 4 M € de ce projet, l’Agence régionale de santé marque un engagement « fort » sur le territoire, selon sa directrice territoriale. « La dépendance est plus précoce et plus lourde que la moyenne nationale », dans notre région, note Hélène Toussaint. Longtemps à la traîne, la Sambre-Avesnois a depuis quelques années rattrapé son retard en matière d’hébergement. Entre 2010 et 2014, 2 730 places supplémentaires ont été créées à l’échelle de la région. « Le taux d’équipement en Avesnois est désormais légèrement supérieur à la moyenne nationale. » Mais les inégalités demeurent et les structures ne sont pas toujours adaptées aux normes actuelles, comme c’est le cas à Jeumont. Pourtant, « 22 000 personnes sont atteintes de troubles » dans la région (Alzheimer, troubles cognitif, neurologiques). D’où cette volonté de renforcer ce type d’unités dédiées, particulièrement sur le territoire.

Trois services, deux sites et un établissement

Rattaché au centre hospitalier de Sambre-Avesnois de Maubeuge, au même titre que Felleries-Liessies, le centre hospitalier de Jeumont, (ex-hôpital Schweitzer) installé avenue De-Gaulle réunit trois services distincts : l’EPHAD, la Maison d’accueil spécialisée (MAS) et un pôle sanitaire dédié aux soins de suite et de réadaptation (SSR). Ces services sont répartis sur deux sites : l’EHPAD et le SSR, avenue De-Gaulle et la MAS, qui a pris ses quartiers dans l’ancien hôpital Riche du centre-ville. Environ 200 personnes, tous services confondus y travaillent, dont une centaine dédiée à l’EHPAD.

La première pierre a été posée ce lundi. Le chantier devrait s’achever en 2019.

La Voix du Nord…

Posted in Actualité, Article presse | Réagir »

Tourcoing : le CH Dron à la pointe de la mammographie

juin 27th, 2016 by cftcchsa

Le centre hospitalier Gustave-Dron de Tourcoing vient de mettre en service un nouvel appareil de mammographie dernière génération, dans le service d’imagerie médicale, qui présente de nombreux avantages pour toutes les patientes.

 Les docteurs Éric Kamus et Oana Buraga bénéficient d’un tout nouveau mammographe à l’hôpital Dron.  VDN Les docteurs Éric Kamus et Oana Buraga bénéficient d’un tout nouveau mammographe à l’hôpital Dron.

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Il représente plus du tiers de l’ensemble des nouveaux cas. Les progrès importants réalisés dans ce domaine ont permis de réduire considérablement le taux de mortalité. Parmi les moyens mis en œuvre, le dépistage.

La science progresse et les technologies aussi. L’arrivée depuis une semaine d’un nouvel appareil au service d’imagerie médicale du CH Dron de Tourcoing en est une illustration. Pour le docteur Francesco Molinari, responsable du service, il a été utile et nécessaire d’organiser l’imagerie en diverses filières liées aux organes. De fait, il y a maintenant deux spécialistes sur les problématiques féminines, les docteurs Oana Buraga et Éric Kamus (ce dernier pratiquant aussi au CHR).

Le nouvel appareil est numérisé, dispense de doses de rayonnement beaucoup moins élevées et dispose d’écrans de très haute définition (vérifiés et calibrés chaque jour) permettant une vision plus précise des éventuelles lésions. « Il y a une obligation légale de disposer d’un matériel performant », insiste le docteur Molinari. Terminées les radios appliquées au mur sur un écran lumineux, place à un zoom numérique.

Des examens plus confortables

Mais ce n’est pas tout : avec la méthode de tomosynthèse, le praticien bénéficie d’une vision en trois dimensions comme si le sein était découpé en une multitude de lamelles. Le but est bien de déceler des tumeurs lorsqu’elles sont au stade le moins avancé possible.

L’appareil permet aussi un examen plus confortable pour les patientes et il est possible d’y pratiquer directement des prélèvements (des macrobiopsies) en vue d’examens complémentaires permettant de confirmer les diagnostics.

« À Dron, on est en capacité de mener du diagnostic à la biopsie en allant jusqu’à la chirurgie (qui se pratique à Roubaix) », expliquent les responsables de l’hôpital. « On est au-delà du domaine de la radiologie, on va sur un parcours de prise en charge complète, insiste le docteur Kamus. Le but est d’accompagner la patiente sans l’envoyer de service en service. »

Pour les cadres de santé du service, cela va apporter des améliorations et un meilleur confort pour les patientes, le but étant aussi de rendre le local le plus convivial possible et le moins anxiogène.

Le premier résultat est donné oralement aux patientes, et ce juste après l’examen avant un envoi des conclusions écrites. « Les médecins sont formés à l’annonce maintenant. Mais même s’il existe une gestuelle et un engagement verbal, cela ne remplacera pas l’expérience dans ce domaine », ajoute le docteur Kamus.

Des dépistages trop tardifs dans le secteur

Le service public du versant Nord Est ne bénéficiait pas encore d’un tel matériel. C’est aujourd’hui chose faite et le service espère passer rapidement de 700 mammographies annuelles à au moins 1 200. Le tout se fait bien évidemment en lien avec les gynécologues et les généralistes qui sensibilisent leurs patientes.

On estime qu’une femme sur huit peut être concernée par ce type de cancer, «  d’où l’importance de venir faire un dépistage  », insiste le docteur Kamus. Dans la région nous sommes à plus de 16 % au-dessus de la moyenne nationale ! Dans une frange beaucoup plus réduite, le cancer du sein peut aussi toucher aussi les hommes (1 % de tous les cancers du sein). L’appareil a coûté 350 000 € avec une subvention de 80 000 € votée par l’ancienne majorité du conseil régional.

Le versant Nord-Est n’est pas plus touché par les cancers du sein que dans la moyenne métropolitaine. Cependant, on y constate une prise en charge plus tardive et donc des cancers diagnostiqués sous des formes plus graves. Les raisons ? À Dron, le constat a été dressé d’une population féminine pour laquelle se soigner n’est pas une priorité et ce principalement pour des raisons d’ordre économique et de précarité.

Mais, comme ailleurs, prédomine la crainte du diagnostic et le déni de la maladie. Conséquences : une première consultation tardive, des prises en charges plus lourdes et à terme, une mortalité importante. Parmi les patientes ayant consulté à Dron, 48 % viennent de Tourcoing, 33,5 % de la Vallée de la Lys, 6,5 % de l’arrondissement de Lille.

Nord Eclair….

Posted in Actualité, Article presse | Réagir »

« Posts précédents



Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 5835 articles | blog Gratuit | Abus?