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Ambiance explosive dans un service de l’hôpital de Maubeuge: la contagion guette

octobre 17th, 2014 by cftcchsa

Le service de brancardage du centre hospitalier de Sambre-Avesnois vit depuis deux ans au rythme d’un conflit violent qui a atteint son paroxysme. Chronique d’un désastre annoncé si rien n’est fait, ainsi que le détaille le rapport d’un cabinet indépendant au contenu extrêmement inquiétant.

 La chaise du président du CHSCT était toujours vide hier après-midi et la conciliation avec la direction avait échoué. La chaise du président du CHSCT était toujours vide hier après-midi et la conciliation avec la direction avait échoué.

Crise de nerfs ce vendredi matin à l’hôpital, quand la réunion du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, le CHSCT, a été interrompue par le départ du président. Il faut dire qu’un document explosif était sur la table, décrivant une situation tout aussi explosive qui a cours depuis maintenant deux ans au brancardage. Elle s’est aggravée au début de l’année et menace de s’étendre si des décisions radicales ne sont pas prises.

Tout ou pratiquement tout ce qu’est capable de produire la nature humaine dans sa noirceur est contenu dans ces affaires. Insultes, menaces, agressions verbales et physiques, dénonciations calomnieuses à des conjoints, lettres anonymes, intrusions dans la vie privée, harcèlement, exclusion, propos racistes, sexistes et homophobes, divulgation de données médicales : on pense n’avoir rien oublié.

Tout ce maelstrom a généré son lot de plaintes, d’auditions. Le CHSCT a rendu en juillet à la direction un rapport alarmant. Une enquête administrative a été menée, au contenu jalousement gardé. La direction a demandé à un cabinet spécialisé d’établir une « Étude des risques psychosociaux » dont les conclusions sont tout simplement accablantes (lire ci-dessous).

Salle occupée

C’est dans ce contexte que s’est ouverte la réunion extraordinaire du CHSCT devant examiner cette étude, que les représentants du personnel ont obtenue après beaucoup d’insistance disent-ils. C’est un peu plus de deux heures après le début de la séance que le président a quitté les lieux, provoquant la colère des membres. Une conciliation a été tentée l’après-midi, mais elle n’a pu aboutir à une rencontre avec la directrice. Cette dernière, que nous n’avons pu joindre, suggérait une entrevue avec les syndicalistes, ce qui a eu le don d’exaspérer les représentants du CHSCT qui se sont sentis bafoués dans leur représentation. Plusieurs d’entre eux ont décidé d’occuper la salle jusqu’à ce que la direction vienne s’y exprimer.

«La situation actuelle devient insupportable à vivre»

Rarement on a pu lire une étude aussi explicite dans l’exposé des faits et les préconisations suggérées, voire vivement recommandées ici, tant le risque d’explosion guette. Extraits.

« Les premières tensions sont apparues début 2012 et se sont brutalement aggravées au printemps 2014 (…) Il ressort des entretiens que les tensions internes au service ont atteint un point difficilement supportable (…) Le sentiment de retrait voire d’absence de la hiérarchie et de la direction rendent plus sensibles encore ces facteurs de risques. (…) Au regard de la situation de conflit et de dégradation générale de l’ambiance de travail, les agents reconnaissent globalement une carence managériale dans la gestion du litige (…) Il ressort largement que l’encadrement n’a pas joué son rôle (…) Actuellement la situation du brancardage est très préoccupante (…) L’exaspération va en s’aggravant (…) Les agents tentent de survivre dans un contexte particulièrement agressif en se protégeant le mieux possible : travail isolé, absence de contacts, renforcement des alliances claniques (…) Ils expriment un grand désarroi face à ce déchaînement (…) Il apparaît que le service brancardage s’est développé de façon relativement autonome, profitant d’un affaiblissement managérial. Dans un contexte de conflit larvé, les tensions syndicales, exacerbées par l’année électorale, l’exercice d’autorité de fait de l’un des agents du service sur l’organisation et des comportements individuels transgressifs non sanctionnés ont fait basculer le service dans une situation de conflit ouvert (…) La situation actuelle devient insupportable à vivre pour les agents et nécessite une réponse rapide et adaptée (…) C’est autour d’une concertation, en présence d’un médiateur, centrée sur le service au patient que se dessine la possibilité de sortir de ce conflit. Cette confiance passe par des réponses fermes de la direction en réponse aux débordements constatés. »

La Voix du Nord…

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Infirmières à Maubeuge, «un sacerdoce» mais toujours «la foi» en leur métier

octobre 17th, 2014 by cftcchsa

Plongée dans le quotidien des infirmières en Sambre, parfois éloigné du regard que l’on peut porter sur leur profession.

 Des infirmières de Sambre-Avesnois déplorent le manque de reconnaissance d’une profession qu’elles jugent « dépréciée ».  AFPDes infirmières de Sambre-Avesnois déplorent le manque de reconnaissance d’une profession qu’elles jugent « dépréciée ».

Leur sécurité parfois mise à mal, les infirmières du secteur déplorent également un manque de reconnaissance et une « qualité de vie pas terrible », au regard des heures qu’elles accumulent.

« Cela fait dix ans que je suis installée sur le secteur. Les quatre premières années, c’était parfait. » Depuis, Sophie (1) a quelque peu déchanté. Elle ne regrette pas d’avoir quitté le milieu hospitalier, ne supportant plus que « les patients (soient) traités comme des dossiers ». Non, ce qui l’énerve, c’est que leur profession soit « dépréciée. On nous traite comme des moins-que-rien ».

1. Le prénom a été modifié.

La Voix du Nord…

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Simplification : les hôpitaux publics se plaignent à François Hollande

octobre 17th, 2014 by cftcchsa

 

La Fédération hospitalière de France écrit au chef de l’État pour lui demander de mettre fin au système Fides de facturation des séjours hospitaliers qui doit s’appliquer en 2016. Contraire au mouvement de simplification voulu par le gouvernement et coûteux pour les établissements, plaide la FHF.
C’est une lettre pleine d’ironie et de colère que vient d’adresser à François Hollande le président de la Fédération hospitalière de France (FHF). Dans ce courrier daté du 14 octobre et qu’Acteurs publics s’est procuré, Frédéric Valletoux demande au chef de l’Etat de tenir sa promesse en matière de simplification sur un point précis : le projet Fides (facturation individuelle des établissements de santé).

Au fil de l’eau
Après des années d’atermoiement, d’hésitation, d’expérimentations plus ou moins évaluées, ce changement dans le mode d’envoi des factures des hôpitaux publics à l’assurance maladie doit s’appliquer début 2016. Aujourd’hui, les établissements transfèrent leurs factures chaque mois de manière groupée. Dès 2016, les factures seront transmises de façon individualisée, au fil de l’eau. L’intérêt d’un tel système selon ses promoteurs : un pilotage plus fin et plus fiable. Les établissements privés de santé sont déjà soumis à ce régime.

Pour les hôpitaux public, la facturation au fil de l’eau va engendrer un monstre bureaucratique, coûteux en personnels au moment où les établissements doivent se serrer la ceinture. D’où la lettre adressée par la FHF au président de la République.

Consignes non respectée
Lors d’un rendez-vous à l’Élysée en 2013, François Hollande se serait engagé à mettre fin au Fides. « Pourtant, écrit Frédéric Valletoux, malgré vos consignes, ce projet continue de plus belle et rien ni personne ne semble pouvoir l’arrêter ». La Fédération hospitalière de France trouve la situation d’autant plus aberrante que le discours du gouvernement prône la simplification et l’allègement des contraintes qui pèsent sur les établissements de santé. Pour la FHF, le projet Fides est « parfaitement représentatif de l’absurdité de la politique actuellement conduite dans le système de santé ». Et de dénoncer un projet « destiné à satisfaire quelques bureaucrates ».

Lobbying auprès des parlementaires
Outre l’envoi de cette lettre au chef de l’État, la FHF est reparti à l’assaut des parlementaires qui examinent ou vont examiner le projet de loi de financement de la sécurité sociale afin de les convaincre de faire passer Fides à la trappe. Mais le ministère de la Santé s’y oppose fermement, sans doute soucieux de ménager l’assurance maladie. Furieuse de ne pas être entendue, la FHF a claqué la porte cette semaine d’un groupe de travail sur la simplification normative piloté par la direction générale de l’offre de soins.

Acteurs publics…

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Sambre-Avesnois : La police au secours des infirmières dans les quartiers

octobre 17th, 2014 by cftcchsa

Suite à l’agression de l’une de leurs collègues fin 2012, les infirmiers de Sambre-Avesnois avaient décidé le boycott de plusieurs quartiers jugés dangereux, à Maubeuge. Un système censé assurer leur sécurité a récemment été mis en place, en collaboration avec la police municipale.

 Le dispositif mis en place à Maubeuge prévoit un renforcement de la police municipale dans certains quartiers, à certaines heures de la journée. PHOTO SAMI BELLOUMI VDNPQR

Elle ne souhaite plus parler de tout ça. De ce matin du 27 novembre 2012 où, alors qu’elle sortait de chez un patient, dans le quartier des Provinces françaises de Maubeuge, Chloé (1) s’est fait agresser. Violemment. « Je me suis débattue, j’ai crié, mais personne n’est venu », soufflait-elle à l’époque.

Boycott de certains secteurs

Les faits avaient provoqué révolte et émoi des infirmiers libéraux de Sambre-Avesnois. Dans une lettre ouverte adressée au député-maire d’alors, Rémi Pauvros, ils faisaient part d’un climat devenu délétère (« insultes, crachats, voitures vandalisées… ») et du boycott de certains secteurs jugés trop dangereux, « tant que leur sécurité ne serait pas assurée ». Déplorant, au passage, que « les malades (soient) les premiers pénalisés ». Une nouvelle agression était perpétrée trois mois plus tard, en février. La dernière connue remonte à cet été.

« Le problème avait été discuté avec eux, des choses étaient convenues avec la police », rappelle l’ancienne municipalité, qui avait réclamé – et obtenu – le classement de la ville en zone de sécurité prioritaire (le dispositif prévoit, entre autres, un renforcement de la présence policière dans certains faubourgs). « Rien n’a été fait, à notre grand désarroi, jusqu’à ce qu’Arnaud Decagny, le nouveau maire, nous écoute et mette en place un système pour que nous puissions continuer à intervenir », mouche une infirmière, dont le nom figurait sur la liste de l’intéressé aux élections municipales de mars. « Ça faisait deux ans que je ne mettais plus les pieds dans ces quartiers. Maintenant, j’y retournerai. »

Collaboration avec la police

Un « système » qu’elle ne souhaite pas détailler, « craignant pour (sa) sécurité ». Pas plus que le maire. « Je ne ne veux pas stigmatiser certains secteurs de la ville. » Tout juste Arnaud Decagny consent-il à évoquer un « dispositif qui évoluera en fonction des besoins et des saisons », bâti en collaboration avec la police municipale. Une présence renforcée aux Provinces françaises et aux Écrivains, demandée par les infirmiers, à certaines heures de la journée.

« Ils essaient de mettre quelque chose en place, mais j’émets des doutes. Il n’y a pas de règle, ce n’est pas parce qu’on va là-bas qu’on va se faire agresser », juge l’un d’eux, convaincu qu’« en cas de gros problème, la police municipale n’a pas les qualifications pour intervenir ». « Ce sont des quartiers où il faut rester simple », appuie une autre. Le nouveau maire avait fait de la sécurité l’un des enjeux de sa campagne. Une première évaluation du système Decagny est prévue d’ici deux mois.

1. Le prénom a été modifié.

La Voix du Nord…

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La Cour des comptes pointe les dépenses du personnel hospitalier

octobre 14th, 2014 by cftcchsa

La Cour des comptes vise la « maitrise précaire » des dépenses de personnel hospitalier (41,7 milliards d’euros en 2012, soit 57% de l’Ondam hospitalier). Après plusieurs années de décélération, la dépense a repris en 2013 (+2,8%) sous l’effet notamment d’une partie des heures accumulées sur les compte épargne temps (CET).

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La Sambre du vendredi 10/10/2014 : Elections sur fond de tensions au CH Maubeuge

octobre 13th, 2014 by cftcchsa

Tous les coups sont-ils permis au Centre hospitalier de Sambre Avesnois, pour les élections professionnelles du 4 décembre prochain ?

Il semblerait que oui, si on en juge par ce qu’affirment plusieurs représentants du syndicat FO, qui se disent victimes d’une cabale lancée par des syndicalistes d’autres obédiences.

Petit retour en arrière pour commencer : en juin dernier, Force ouvrière faisait son apparition au centre hospitalier, à l’initiative de cinq des six membres du bureau de Sud santé.

Nous ne voulions pas être associés aux pratiques de cette section. J’avais été élu secrétaire fin 2013, mais on m’a empêché de travailler

explique Patrick BEILLANT, secrétaire du syndicat FO du centre hospitalier, dont les locaux sont situés juste à côté du bâtiment de la psychiatrie.

Avec eux, ce sont près de 80% des agents syndiqués Sud qui ont rejoint les rangs de FO.

Sud était majoritaire, avec la CGT. Aujourd’hui, les responsables de la section savent qu’ils ont perdu de leur aura et que les élections s’annoncent mal pour eux.”

Selon Patrick BEILLANT, “ils ont profiter de la tentative de suicide d’un jeune brancardier pour mettre sur le dos de l’un des nôtres, ancien trésorier de Sud, toutes sortes de choses qui se seraient passées au sein du service de brancardage

Agent qui, cet été, a bénéficié d’une mesure de protection juridique en raison des tensions très fortes apparues suite à cette affaire et qui lui font craindre pour son intégrité physique. Il a également déposé plainte, à son retour de congés, pour fausses attestations : “des collègues ont dit avoir vu des choses alors qu’ils n’étaient pas présents les jours où cela se serait soi-disant passé“, explique-t-il.

Toujours selon le syndicat FO, la Direction du CH, après l’enquête administrative et celle du CHSCT, aurait fait intervenir un cabinet extérieur pour mener un audit, facturé 38 000 euros. Une somme non négligeable lorsque l’on connaît la situation financière de établissement de santé, dont les voyants sont dans le rouge depuis plusieurs années.

C’est dire si l’affaire est jugée sérieuse et sensible au plus haut niveau.

Commentaire CFTC : Quelle désolation et quelle image du CHSA, le 4 décembre votez CFTC afin de revenir à des vrais syndicalistes n’ayant que la défense du personnel en tête et pas “leurs petits avantages, là, ils savent faire !!!!”

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Risque médical : la justice a la main plus lourde pour les hôpitaux

octobre 8th, 2014 by cftcchsa

Les établissements de santé sont de plus en plus souvent condamnés quand ils sont renvoyés devant la justice.

Bis repetita. Comme en 2012, les établissements de santé (hôpitaux et cliniques) mis en cause par des patients ou leurs proches au titre d’un préjudice matériel ou corporel ont été plus souvent condamnés que mis hors de cause par la justice l’an dernier. Sur les 1.096 décisions rendues en 2013, ils ont été reconnus responsables dans 57 % des cas, contre 55 % l’année précédente, selon le traditionnel panorama du risque médical dressé par l’assureur SHAM. Pour le groupe mutualiste lyonnais, il faut y voir « une plus grande exigence du juge administratif à l’égard du service public hospitalier » et aussi l’effet des « évolutions jurisprudentielles ces dernières années en faveur des patients ».

Autre fait marquant, le coût moyen des condamnations des juridictions administratives ressort en nette hausse en 2013. Il s’est élevé à 256.746 euros, contre 164.728 euros pour l’exercice 2012. Cette inflation s’explique par le nombre plus élevé de dossiers graves (ceux dépassant le million d’euros d’indemnisation). SHAM, qui est le premier assureur français en responsabilité civile médicale, en a subi vingt-sept l’an dernier, soit dix de plus qu’en 2012.

Réclamations en hausse

De manière générale, les établissements font face à un nombre toujours plus important de réclamations. Leur indice de fréquence, calculé par SHAM, a ainsi doublé en quinze ans pour atteindre le niveau record de 218 (+ 11 % sur un an). Cette tendance de fond « reflète une relation plus consumériste entre le patient et le médecin ou le personnel soignant », analyse l’assureur. Celui-ci a enregistré l’an dernier plus de 12.000 réclamations au niveau des hôpitaux et des cliniques pour des préjudices matériels ou corporels. Dont beaucoup sont liées à des soins infirmiers, médicaux et chirurgicaux (50 % des dossiers) ou à des infections nosocomiales (18 %). En tout, le coût de ces sinistres s’est élevé à 196,4 millions d’euros, la quasi-totalité de la charge provenant des réclamations pour préjudices corporels.

Les échos…

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Arrêts maladie des fonctionnaires : les contrôles renforcés

octobre 7th, 2014 by cftcchsa

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Salaires, mesures catégorielles : le gouvernement tape fort sur les fonctionnaires

octobre 6th, 2014 by cftcchsa

Le projet de loi de finances 2015, présenté mercredi 1er octobre, confirme le gel du point d’indice des agents publics jusqu’en 2017 et n’évoque aucune “clause de revoyure”. Les mesures catégorielles seront par ailleurs très fortement réduites jusqu’à la fin de la mandature. 

Le point d’indice de la fonction publique n’est pas revalorisé et les enveloppes de mesures catégorielles sont fortement réduites.” C’est ce que précise le projet de loi de finances 2015, rendu public mercredi 1er octobre par le gouvernement. Un plan d’économies de 7,7 milliards d’euros est programmé sur l’ensemble des dépenses de l’État et de ses agences pour l’année 2015, dont 1,4 milliard sur la masse salariale. Sa progression sera, peut-on lire, limitée à 0,6 %, “soit un niveau largement inférieur à l’inflation prévisionnelle” de 0,9 % l’année prochaine.

Gelé depuis l’été 2010, le point d’indice – qui sert de base au calcul du traitement des agents publics – ne sera pas augmenté, non seulement l’année prochaine, mais jusqu’à la fin de la mandature, en 2017. Une annonce qui confirme les déclarations de Manuel Valls au printemps dernier. Sauf que le Premier ministre évoquait alors une possible “clause de revoyure” en fonction d’un retour marqué de la croissance. Cette clause n’est pas évoquée dans les documents publiés mercredi par Bercy…

Acteurs publics…

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Vers une suppression des RTT à l’hôpital

octobre 3rd, 2014 by cftcchsa

REIMS (51). La fédération hospitalière propose d’allonger le temps de travail dans les hôpitaux. L’idée ne réjouit pas le personnel.

hostortt

Ils y tiennent à leurs RTT. L’appel à assouplir le régime des 35heures à l’hôpital public lancé par la fédération hospitalière de France ne soulève pas un enthousiasme démesuré dans les couloirs du CHU de Reims. «Qu’on supprime ou qu’on garde ces dix-huit jours, c’est surtout le personnel qui manque», lâche une infirmière. «La charge de travail est énorme. Personnellement si je ne travaillais pas par passion j’arrêterais tellement le rythme est soutenu. Il est vrai que les conditions se sont dégradées.»

C’est justement parce que le travail est devenu pénible que le président de la fédération plaide pour la fin partielle des RTT: «Le nombre de jours travaillés a diminué (à cause des RTT) et l’ensemble des postes n’est pas pourvu. Les agents peuvent donc être rappelés pendant leurs congés, ils changent de planning régulièrement, réalisent des heures supplémentaires non régulées…» Même si les plannings sont devenus compliqués, les RTT font office d’oxygène: «Personnellement, j’ai demandé à ne plus travailler auprès des patients car je ne supportais plus de ne pas avoir le temps de leur donner les soins qu’ils sont en droit d’attendre», confie Stéphania, aide-soignante. «Il y a des choses qu’on ne peut plus faire alors que l’on devrait. C’est dix fois pire dans les maisons de retraite de l’hôpital. En plus de cela, nos salaires sont gelés depuis des années, nous n’avons ni 13e, ni 14emois et nos arrêts maladie sont décomptés de la prime de Noël… À force de ne pas être augmenté, on va finir par être payé au niveau du Smic alors qu’on est diplômé.»

Certains ne peuvent même pas prendre leurs RTT

La perspective de gagner davantage ne séduit même plus: «On va payer plus d’impôts et on sera plus fatigués…», réagit un membre du service des urgences. Certains toutefois lâcheraient les RTT pour un meilleur salaire. Comme Lucia, agent de service ASH: «Le travail ne me fait pas peur. Je préférerais avoir un peu de sous en plus pour faire un resto et gâter mes enfants.»

Chez le personnel d’encadrement et les médecins, la donne est différente. Excepté les cadres supérieurs de santé (anciennes surveillantes) qui peuvent se le permettre, les chefs de service et médecins ne prennent pas leurs RTT: «On ne peut pas. S’absenter un jour dans la semaine est très compliqué. On serait complètement débordé à notre retour. Un patient se suit tous les jours», explique un praticien. «Les plus jeunes tentent parfois d’en prendre, les anciens n’ont pas eu cette habitude. Pour ne pas se faire avoir, on essaie de se les faire payer mais l’administration trouve toujours une raison pour ne pas s’acquitter. D’autres partent à la retraite un peu plus tôt à cause des RTT en retard.

Globalement, les 35 heures sont une duperie pour les médecins qui travaillent 48heures par semaine. En revanche pour les infirmières, aides-soignantes, etc. je pense que c’est important. Même si on les fait venir à des heures pas possible pour qu’elles puissent les prendre.»

Conclusion: assouplir oui mais sur le mode du volontariat tout en mettant fin au sous-effectif du personnel (soignant). Et en augmentant les salaires. Ce dernier point n’est pas prévu…

Cliquez ici pour voir l’article…

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