Châlons-en-Champagne : Une distribution de tracts hier, et une action à l’Agence Régionale de Santé
juin 19th, 2013 by cftcchsaAprès une assemblée générale du personnel CGT et CFDT qui avait lieu lundi soir, le personnel de l’Établissement Public de Santé Mentale de la Marne (EPSMM) a décidé de passer à l’action en campant une tente et en distribuant des tracts devant l’hôpital. Le mot d’ordre : ras le bol du sous-effectif.
Une assemblée générale réunissant les membres de la CGT et de la CFDT de l’hôpital psychiatrique a permis lundi soir de mettre le doigt là où ça fait mal : le manque d’effectif chronique auquel est confronté l’établissement. Grand classique.
Aussi, dès hier, des tracts faisant état du moral des troupes étaient distribués aux automobilistes qui entraient ou sortaient de l’EPSMM, et ce, juste avant un rassemblement qui aura lieu aujourd’hui à 9 h 30 devant l’Agence Régionale de Santé.
Incidences sur la santé
L’ensemble des corporations y fera montre de son « ras-le-bol ». « La problématique des effectifs n’est pas sans répercussions sur les conditions de travail. Nous rappelons de plus en plus souvent de gens chez eux pour combler l’absentéisme qui ici est bien au-dessus de la moyenne nationale. Cet été, certains devaient poser trois semaines. Ils n’en auront que deux sans choix dans la date », explique Robert Burlion, secrétaire de l’union syndicale CGT Santé Marne et cadre à l’EPSMM. Sous la tente plantée juste devant la barrière automatique de l’hôpital psychiatrique, il faisait chaud hier. De quoi chauffer les esprits d’agents y allant de leurs commentaires : appel sur des repos, difficultés à poser des congés, changements d’horaires à la dernière minute, travail jour-nuit, charge de travail supplémentaire… Selon les témoignages recueillis sur place, ce contexte n’est pas sans incidences sur la santé des salariés. « Le jour de carence que l’on nous a piqué est contre-productif. Avant, l’agent s’arrêtait un jour en cas de souci de santé, aujourd’hui c’est beaucoup plus. L’encadrement se trouve de ce fait en position charnière. Il fait des acrobaties avec les plannings. Oui, nous gérons la pénurie et certaines crispations sont nées entre les cadres et le personnel ».
Au moins 40 postes
Un autre état de fait retient alors toutes les attentions : la logique comptable. Le taux de remplissage irait au-delà de 100% et il manquerait 50 postes, toujours selon les syndicats. « La direction chiffre le manque à 40. Chiche. Nul ne nous contredit, ni le député, ni le président du conseil de surveillance Jean-Louis Devaux. Qu’on créé alors au moins ces 40 postes », peste la CGT signalant au passage que l’EPSMM se trouve en équilibre comptable (il n’y a donc pas de déficit contrairement à d’autres structures) mais a fait le seul choix d’investir dans les bâtiments. Les syndicalistes, remontés, estiment enfin que le Plan Régional de Santé (PRS) souhaite aboutir à 60% d’actes hors les murs. Aujourd’hui, ce sont 60% en intra. « Pour aboutir à 60 % des actes à l’extérieur, il faut embaucher ! », concluent les syndicalistes continuant à se battre également pour les 50 contractuels œuvrant aujourd’hui à l’EPSMM.

Dès l’entrée de l’hôpital psychiatrique, le ton était donné avec la CGT : il faut embaucher !
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